THIERRY GROBET-Photographe RP
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Quelques exemples de travaux photographiques qui ont été publiés, parfois accompagnés de mes textes, ainsi que des couvertures:

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Magazine ANIMAN, juin-juillet 2009 (autres photos et infos ICI )

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Magazine Nous Autres, octobre 2008 (textes et photos ICI )

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Magazine l'Illustré, septembre 2008 (photos: voir le travail complet ICI )

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Habiter Magazine, septembre 2008 (cover)

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Matin Bleu, 22 juillet 2008 (texte et photos)

 

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Schöngeist, magazine allemand (Berlin), mars 2007, New York, Central park (photos)

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Blog 24 Heures Nord Vaudois 2006-2007 (correspondant temporaire à New York, textes et photos)

  Un Yverdonnois à New York 04

On a beau vouloir éviter les sites «touristiques» de la Grande Pomme, certains vous attirent à eux comme des aimants. Ainsi l’on se rend à Ground Zero, dans un état d’esprit teinté de voyeurisme pour certains, de tristesse et de recueillement pour d’autres, de souvenir pour tous. C’est ici que le 11 septembre 2001 a fait parler de lui. Les Twin Towers du World Trade Center, symboles de la toute puissance américaine, ont été rasée ce jour-là par deux avions de lignes commerciaux, comme chacun sait. Il reste un trou béant, vraiment difficile à combler lorsque l’on a connu cette ville avant la date fatidique, avec ses deux molosses de verre et d’acier lancés vers le ciel. Ces tours avaient une certaine allure, elles étaient la fierté de Manhattan. Le point culminant de sa fameuse skyline, n’en déplaise à l’Empire State Building - à nouveau roi après la chute de ses deux rivales. Maintenant, les ouvriers travaillent sans relâche pour que la mégapole retrouve toute sa splendeur. Ainsi, 2010 devrait voir apparaître la «Freedom Tower», partie d’un gigantesque et audacieux projet architectural imaginé par l’Allemand Daniel Liebeskind. La nouvelle tour de 592 mètres sera la plus haute du monde, bien évidemment. En attendant, les nombreux touristes se pressent autour du chantier, complètement inaccessible et extrêmement surveillé, tentant de visualiser les scènes de cauchemar qui s’y sont déroulées. Sans doute que tous les jours à travers le monde meurent des victimes de l’impérialisme américain, que personne ne pleure. Il n’empêche qu’il est assez douloureux d’imaginer ces milliers de corps écrasés par les décombres, ces cris et ces larmes, ces gens qui ne sont plus jamais rentrés chez eux après le travail. L’émotion est encore présente ici, palpable chez le visiteur. Elle atteint son paroxysme devant l’exposition de photos en plein air qui rappelle les évènements. Ou devant la caserne des pompiers voisine, eux qui sont devenus des légendes et qui ont eu droit à de nombreux hommages et autres plaques commémoratives rappelant les morts qui ont éclairci leurs rangs.

On dit que les loyers des buildings de Manhattan ont considérablement baissé immédiatement après les attentats. En effet, nul doute que les habitants de l’île, les employés des tours voisines, ont parfois une étrange impression lorsqu’ils regardent le chantier. Ou passer les avions de l’aéroport Kennedy, pas si loin. TG

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 Un Yverdonnois à New York 03

NYPD: guilty. Police de New York: coupable. C’est le slogan qu’arboraient une grande partie des panneaux de protestation qui ont fleuri ce mercredi soir de début décembre. Au centre de Manhattan, devant les honorables bâtiments du tribunal pour être précis. Ces femmes et ces hommes en colère étaient pratiquement tous issus de la communauté noire et exprimaient leur tristesse, leur rage impuissante après la mort de l’un des leurs. A la fin du mois de novembre, Sean Bell et deux de ses amis sortaient d’un cabaret au petit matin. Dans des circonstances troubles que l’enquête essaie actuellement de déterminer, les trois jeunes blacks eurent affaire a la police. Il semblerait, d’après les témoins et les premiers éléments du rapport officiel, que les trois hommes n’étaient pas armés. Cela ne suffit cependant pas à arrêter les 50 balles tirées par les officiers new-yorkais (blancs en l’occurrence), visiblement prompts à décharger leur arme…Sean Bell n’avait pas 30 ans et devait se marier le jour même. Mais la future épouse devint veuve avant d’avoir convolé. Ce triste évènement déclencha rapidement une manifestation mise sur pied par le «Black Mens Movement». Cette organisation, ainsi que beaucoup de gens ici, se demande comment il est possible qu’autant de projectiles soient tirés sur trois hommes non armés. Et qui n’avaient vraisemblablement commis aucun délit grave… Bien sûr, la question lancinante qui revient chaque fois dans pareil cas était sur toutes les lèvres. Est-ce que la couleur de peau des trois fêtards a joué un rôle dans cette affaire?Difficile de rester de marbre devant un drame comme celui-ci, qui n’est de loin pas isolé. Rappelons-nous les émeutes de Los Angeles il y a quelques années, suite au matraquage de Rodney King, noir de peau lui aussi.

Mais il est également très important de ne pas sombrer dans le genre de haine aveugle qui pousse des manifestants à scander «Black Power, Black Power!» comme on pouvait l’entendre ce mercredi soir. Ne pas se laisser influencer par les rumeurs de la rue et attendre que les faits aient été clairement établis paraît plus sage. Mais tout de même, on ne peut s’empêcher de se demander ce qui se passerait si un jour trois blancs mourraient sous les balles de policiers noirs… Sans doute que beaucoup de sympathisants se posaient ce genre de réflexion après la manifestation, tandis qu’ils longeaient la rue adjacente au tribunal. Cette rue se nomme «Avenue of the Strongest». L avenue du plus fort.TG

 

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 Un Yverdonnois à New York 02

Arriver à New York en avion, c'est intéressant, mais en bateau c'est mieux. Cela permet de réaliser l'espace qui sépare les pays, les continents - une notion que la voie des airs a éliminé par la vitesse des engins actuels. En outre, cela donne une vague idée de ce que devaient ressentir les immigrants du début du siècle passé en arrivant a proximité de la statue de la Liberté, souvent dans des conditions misérables... Les gratte-ciels n'étaient pas encore là (non ce n'est pas le skyline de Manhattan, mais celui de Jersey City, juste à côté!), mais la belle se pavanait déjà sur son piedestal, oû on l'avait hissée en 1886.
Ces femmes, ces hommes et leurs enfants, venus par millions tenter leur chance au Nouveau-Monde avec la rage et l'espoir au ventre... Dont certains n'ont même pas dépassé le point de contrôle d'Ellis Island et sont retournés au pays, recalés. Beaucoup d'autres ont mordu la poussière, mais quelques uns ont réussi, sont arrivés "en haut" en partant de rien. A la force du poignet et de leurs rêves. Leurs descendants peuplent maintenant Little Italy, Chinatownn ou encore Little Odessa.
Que reste-t-il du rêve américain? TG

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Un Yverdonnois à New York 01

Le CMA CGM Matisse, "petit" porte-conteneurs de près de 200 mètres de long a quitté le Havre il y a déjà quelques jours. Nous nous trouvons a mi-chemin entre la France et l'Amérique, quelque part au Nord de l'archipel des Açores, et le navire se repose enfin d'une mer agitée. Etrange monde que celui des marins, fait de solitude et de grands silences, ou l'océan remet chacun a sa place en rappelant combien l'humain est minuscule, malgré ses désirs de puissance.

Le Matisse vogue tranquillement vers le soleil couchant, portant sur sa quille un bon millier de conteneurs, une vingtaines d'hommes, tous des roumains a part deux passagers (dont un Suisse...). Le bateau est chinois quant à lui, appartient a une compagnie française et navigue sous pavillon des Bahamas. Allez comprendre! Le vent est omniprésent, les embruns tapissent le bastingage de sel et parfois les dauphins apparaissent. Plutôt le matin ou le soir et surtout à la proue, où ils semblent jouer avec la gigantesque embarcation, collés a ses flancs, zigzaguant comme des torpilles avant de jaillir hors de l'eau en poussant des cris, parfois.

Puis la nuit tombe, il est bientôt l'heure de passer à table - on mange très bien à bord, contre toute attente - et de se coucher. En espérant que les flots soient cléments, sinon il faudra à nouveau dormir sur le dos, les quatre membres écartés, pour ne pas se retrouver à terre, entre deux rêves...entre deux rives. TG

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24 Heures, 19 juillet 2006 (textes et photos)

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Femina, 5 juin 2005 (photo)


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24 Heures, 23 mars 2005 (textes et photos)

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Le Figaro, 18 septembre 2004 (photo)


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La Presse Nord Vaudois, 16 juillet 2004 (textes et photos)

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Le Blick, 29 avril 2004 (photos)


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La Presse Nord Vaudois, 15 avril 2004 (textes et photos)

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